La surréservation (overbooking) est une pratique commerciale utilisée par les grands transporteurs qui consiste à vendre un nombre supérieur de places en réservation par rapport à la quantité réellement disponible. Cette stratégie permet aux transporteurs d’éviter de se retrouver avec des sièges vides en raison d’absences ou de vols de correspondances manqués.
Comment les vols en surréservation fonctionnent-ils?
Communément appelé overbooking et overselling dans l’industrie, il est tout à fait légal (avec des règles pour indemniser les passagers qui devront être transférés de vols) pour les compagnies aériennes de pratiquer la surréservation. Cette stratégie est utilisée afin d’assurer que les avions volent toujours à pleine capacité, et ainsi maximiser les revenus. C’est à l’aide d’algorithmes prenant en compte de multiples facteurs que les transporteurs estiment le nombre de passagers susceptibles de manquer le vol.
En plus de maximiser les revenus des transporteurs, la surréservation permet d’avoir des coûts d’opération plus bas permettant ainsi d’offrir de meilleurs tarifs. Les statistiques des transporteurs démontrent qu’un certain pourcentage de passagers sera absent sur chaque vol. Par conséquent, plus de billets sont vendus afin de garantir les revenus. Lorsque le vol est en surréservation et que tous les passagers se présentent à l’enregistrement, une ou plusieurs personnes devront céder leur place.
Cette situation peut s’avérer être bénéfique pour les voyageurs ayant un horaire plus flexible, car il y a de fortes chances que les personnes cédant leur place seront dédommager en argent ou sous forme de crédit pour un vol ultérieur. Il peut cependant arriver qu’aucun passager ne désire céder sa place. Le transporteur devra ainsi obliger un passager à changer de vol.
Qu’arrive-t-il lorsqu’un vol est en surréservation?
Avant d’obliger un passager à prendre un autre vol contre son gré, les compagnies aériennes doivent d’abord demander s’il y a des volontaires. Si jamais cette option s’avère négative, chaque compagnie possède ses propres critères pour déterminer les passagers qui devront céder leur place.
Pour déterminer quels passagers devront céder leur place, certains transporteurs optent pour l’ordre d’enregistrement alors que d’autres se basent sur les programmes de fidélité ou la catégorie de billets. Il est donc assez commun de voir que les détenteurs de billets en classe économique de base seront les premiers à devoir céder leur place. Les gens ayant des handicaps, les mineurs voyageant seuls et les militaires sont normalement protégés contre cette pratique.
Quel est le montant d’indemnisation que la compagnie aérienne devra payer lorsqu’elle oblige un passager à céder sa place contre son gré (refus d’embarquement)?
Selon les lois applicables, les passagers devant céder leur place en raison d’une surréservation recevront une indemnisation en fonction de la durée du retard, et calculée selon l’heure d’arrivée prévue initialement sur le billet d’origine. Au Canada par exemple, cette indemnité passe de 900$ pour un retard de moins de 6 heures, 1 800$ entre 6 et 9 heures et 2 400$ si le passager arrive à destination avec un retard de 9 heures ou plus (Guide sur le refus d’embarquement). Bien que légèrement différentes, les règles d’indemnisation applicables en Europe et aux États-Unis sont similaires aux règles canadiennes.
Est-il possible d’éviter de devoir céder sa place en cas de surréservation?
La meilleure astuce pour éviter un refus d’embarquement est de procéder à votre enregistrement en ligne dès que possible en plus d’arriver à l’aéroport à l’avance. Si vous avez la possibilité de choisir votre siège lors de votre réservation, vous devriez le faire. Si vous procédez à votre enregistrement trop tard, il est possible que tous les sièges aient déjà trouvé preneurs et vous devrez alors céder votre place.
